Ouest France - 15 avril 2012

Russel Taylor
Russel Taylor a débarqué le 6 juin 1944 à Utah Beach. Il a de nouveau foulé la plage, 68 ans après, avec beaucoup d’émotions.

 

 

Le soldat et sa femme française, Odile, étaient hier à Utah Beach. Le couple nonagénaire et franco-américain était accompagné d’une équipe de la télévision américaine NBC News qui a choisi de consacrer un reportage à leur histoire.

Russel Taylor a en effet débarqué le 6 juin 1944 sur la plage d’Utah Beach avec la première brigade d’ingénieur de l’armée américaine. Il a, par la suite, rencontrer sa future femme à Paris, alors qu’il était venu réparer des machines au QG du général Eisenhower. La jeune française y travaillait depuis la libération de Paris comme secrétaire et traductrice. Mariés en 1945, ils ont ensuite emménagé dans l’état du New Jersey, aux Etats-Unis. Ils y ont vécu toute leur vie.

Russel Taylor n’était venu qu’une fois à Utah Beach, dans les années 1970. Le vétéran de 93 ans a pu arpenter la longue bande de sable, avant de se prêter au jeu des caméras.

 

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Ouest France - 2 mars 2012

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Touriste de Groupe - 26 janvier 2012

Ouest France - 22 janvier 2012

Photo n°1 : 1962 : inauguration du musée du Débarquement dans les vestiges du blockhaus

 

Photo n°2 : 2011 : le musée, son hangar à droite qui abrite le bombardier « B26 »,

 

Photo n°3 : Après 2012 : le musée aura retrouvé son environnement dunaire.

 

Photo n°4 : En juin dernier, David Dewhurst, vice-gouverneur du Texas, avait visité le musée. En compagnie de son épouse, il a découvert l'hommage à son père

 

Photo n°5 : Les Américains chargés des ultimes étapes de la rénovation du musée d'Utah Beach, Chris Frison (à droite) et Joshua Colover, au centre, sont venus en repérage dans le secteur d'Utah Beach, en compagnie d'Isabelle Attard, directrice du musée, et d'Éric Lebœuf, guide. Dans la cour du manoir de Brécourt, ils ont été impressionnés d'apprendre que d.urant l'Occupation, les Allemands occupaient le rez-de-chaussée, limitant l'usage du premier étage à la famille de Vallavieille.

 

  

Le musée d'Utah Beach se prépare à fêter son 50ème

 

Créé en 1962 sur la plage de Sainte-Marie-du-Mont, le musée fêtera ses 50 ans le 6 juin prochain. Il a déjà reçu un cadeau : l'aide de ses mécènes américains pour achever sa rénovation.

 

Pourquoi ? Comment ?

 

Pourquoi le musée d'Utah Beach est-il de nouveau en travaux ?

Le musée municipal du Débarque­ment de Sainte-Marie-du-Mont a été profondément rénové voici un an. Cette transformation de 5 millions d'euros a été financée par les collec­tivités, et pour plus d'un tiers par les frères Dewhurst, des hommes d'af­faires américains, fils d'un pilote de bombardier ayant participé au D-Day en secteur Utah Beach. Cette refonte a été en grande partie achevée au printemps dernier. « Mais certains points restaient à peaufiner », concè­dent Charles de Vallavieille, fils du créateur des lieux, et Isabelle Attard, directrice. Les frères Dewhurst ont al­loué 315 000 € supplémentaires pour achever cette refonte.

 

Sur quels points portent ces derniers aménagements ?

« Le film de 12 minutes et le dernier espace de la visite vont être refaits,

présentent les responsables fran­çais, afin d'insister sur le rôle d'Utah Beach dans la libération du port de Cherbourg. » Et de rappeler qu'Arromanches n'a pas été l'unique port artificiel en Normandie : celui d'Utah Beach a permis de débarquer 40 % des troupes et matériels américains.

 

Sur quels points portent ces derniers aménagements ?

« Le film de 12 minutes et le dernier espace de la visite vont être refaits,

présentent les responsables fran­çais, afin d'insister sur le rôle d'Utah Beach dans la libération du port de Cherbourg. » Et de rappeler qu'Ar-romanches n'a pas été l'unique port artificiel en Normandie : celui d'Utah Beach a permis de débarquer 40 % des troupes et matériels américains jusqu'en novembre 1944. Les abords du musée font l'objet d'un aména­gement dans le cadre de l'opération « Grand Site ».

 

Qui a été chargé d'achever la rénovation ?

 

Deux sociétés américaines travaillent sur le dossier. Tout d'abord les Texans de DG studios, concepteurs de mu­sées : Chris Frison, son vice-prési­dent, supervise la nouvelle scénogra­phie. Aperture films, société de pro­duction basée en Californie, réalisera le nouveau film. « Les frères Dew­hurst nous ont demandé de choisir entre plusieurs sociétés, soulignent les responsables français du musée. Le film réalisé par Joshua Colover d'Aperture, pour le musée de Pearl Harbour, nous a convaincus. » Un

document très pédagogique, où les effets spéciaux permettent de quasi­ment s'immerger dans l'action.

 

Comment ces Américains perçoivent-ils le Débarquement ?

« C'est une icône dans la conscience collective américaine, déclare d'em­blée Joshua Colover, venu cette se­maine en repérage, avec Chris Frison. Comme la bataille de Gettysburg, durant la Guerre de Sécession. Le Débarquement en Normandie et la libération de l'Europe sont sans doute plus faciles à expliquer. » Pas question cependant « d'arranger » l'histoire dans la nouvelle muséogra­phie : « Nous ne minimiserons ni le rôle des Allemands, ni n'amplifierons celui des Américains, promettent-ils. Il faut juste raconter les faits. »

 

Quelle sera la particularité de la nouvelle muséographie ?

Tendance actuelle dans les nouveaux musées créés aux USA, notamment par Chris Frison, « on cherche à conjuguer éducatif et entertainment (divertissement), mais pas de faire du Disney ». Le scénario du futur film vient d'être validé par les responsa­bles français, et Aperture est déjà en quête d'images d'archives inédites sur Utah Beach.

 

   

Nathalie LECORNU-BAERT.

 

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Repères

 

1943

Construction sur la plage de la Ma­deleine, à Sainte-Marie-du-Mont, du dispositif de défense WN5 du Mur de l'Atlantique.

 

1962

Création par Michel de Vallavieille du musée du Débarquement, en secteur Utah Beach, dans les vestiges de l'an­cien blockhaus WN5.

 

1964,1984 et 1994

Extensions successives du musée.

 

2011

Réouverture après un an de travaux, avec création d'un hangar abritant un authentique bombardier 626.

 

2012

Achèvement de la rénovation pour le 50e anniversaire du musée.

 

 

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Des idées pour fêter le 50e anniversaire 

 

Dès la réouverture le 1er février, le.mu­sée enclenchera son programme de festivités pour son 50e. Sont d'ores et déjà prévues des entrées gratuites pour les personnes nées en juin 1962, des animations pour les fêtes des Mères et des Pères, ainsi que des baptêmes de sauts en parachute au dessus d'Utah Beach ou de Sainte-Mère-Église (renseignements sur le site de l'office de tourisme de Sainte-Mère-Église). Le point d'orgue sera le 6 juin 2012, avec l'inauguration de la dernière étape de la rénovation, a priori en présence des frères Gène et David Dewhurst.

 

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Ouest France - Vendredi 13 janvier 2012

Dick Winters choisi comme symbole d'un monument - Sainte-Marie-du-Mont

Richard D. Winters

 

 

 À l'occasion du 50 e anniversaire du musée d'Utah Beach, un monument entièrement financé par les Américains sera inauguré le 6 juin entre Sainte-Marie-du-Mont et Utah Beach.

À un lieu symbolique puisqu'il s'agit de celui d'où l'on découvre la mer et où ont débarqué les troupes américaines, et le village de Brécourt où la fameuse Easy Company du 506 e régiment de la 101 e Airborne s'est illustrée.

Ce monument sera dédié à toutes les unités américaines qui ont participé au Débarquement. Pour symboliser le courage de ces troupes, les Américains ont choisi l'effigie de Richard Dick Winters, officier exemplaire de la Easy, décédé le 2 janvier 2011 en Pennsylvanie, à l'âge de 93 ans.

 

 

 

 

Ouest France - Vendredi 13 janvier 2012

Rénovation du musée : les frères Dewhurst rajoutent 400 000 $ - Sainte-Marie-du-Mont

 

 

 

Alors que le musée d'Utah Beach est fermé pour cause de trêve hivernale, les engins de chantier s'affairent de nouveau sur le site. Objectif : redessiner l'accès au musée qui se fera à partir du nouveau parking par un chemin piétonnier. L'ancien parking sera quant à lui réaménagé en dunes dans le cadre de l'opération Grand Site. Un aménagement extérieur qui devra être prêt pour la réouverture le 1 er février.

Ravi par la saison 2011, débutée le 6 juin après la transformation du musée, Charles de Valavieille, adjoint au Maire en charge du musée, n'en attend pas moins de cette pleine saison 2012 : «Nous étions inquiets de savoir comment les visiteurs allaient se retrouver dans une histoire racontée différemment mais qui est la même».

Les 89 528 entrées enregistrées depuis la réouverture l'ont rassuré, mais il ne cache pas «être plus ambitieux pour cette deuxième saison». Avec pas moins de 100 000 entrées. D'autant plus que de nouveaux efforts sont faits sur la muséographie.

« Qu'est-ce qui vous ferait plaisir pour le 50e ? »

Cette saison 2012 devrait être également exceptionnelle du point de vue affectif. En effet, le musée crée en 1962 grâce à l'opiniâtreté de Michel de Valavieille, le père de Charles, fêtera ses 50 ans le 6 juin prochain. L'établissement n'a plus grand-chose à voir avec l'ancien blockhaus allemand dans lequel le musée avait été aménagé.

Mais l'esprit voulu par Michel de Valavieille est plus que vivant : reconnaissance indéfectible aux libérateurs américains et expliquer toujours et encore l'histoire de ce 6 juin 1944. « Nous avons remis en avant les aviateurs qui avaient été un peu laissés de côté. » Pour la compréhension du visiteur, il fallait aller encore plus loin et expliquer pourquoi le débarquement à Utah avait pour objectif un port.

Les frères Dewurst ont donc accepté de rallonger leur première implication financière de 2 millions d'euros, pour parachever la transformation du musée. Ils ont concédé une enveloppe supplémentaire de 400 000 $ (soit environ 312 500 €). « Les Américains nous ont demandé ce qui nous ferait plaisir pour le 50e . On a décidé d'expliquer la prise de Cherbourg par les unités débarquées à Utah. » Et de mettre en évidence l'importance du port artificiel d'Utah Beach jusqu'en novembre 1944, puisque celui de Cherbourg était inutilisable.

Confiée à des sociétés américaines, « mais avec nous quand même », ajoute Charles de Valavieille, la muséographie de ces séquences sera avant tout visuelle. « Un nouveau film remplacera celui actuellement projeté », précise Isabelle Attard, directrice du musée. Et le port artificiel sera présenté en fin de parcours, « de manière plus percutante, afin de marquer les esprits ».

 

 

 

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